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Publié par Docteur Henri-Michel PORTE

Au moment où prés d'un ménage sur trois divorce ; lorsque l'on sait que nombreux sont les couples qui choisissent le PACS ou l'union libre et que de plus en plus de jeunes, s'ils s’arrêtent sur "un cœur célibataire", décident de vivre séparément - chacun vivant sa vie comme il l'entend, voyant l'autre au gré de son envie. Une fois, constitué, un couple s'attachera, dans la plupart des cas, à constituer une famille, un bloc, en principe homogène, indépendant des modèles parentaux de chacun, mais cependant lié à ceux-ci par des fils inconscients susceptibles de modifier leurs relations intimes.
Alors, la famille traditionnelle, morale, est-elle nécessaire à l'équilibre des enfants et des adultes eux-mêmes ? Idées reçues et/ou mythes ?

La femme a voulu travailler, être l'égale de l'homme dans de nombreux métiers jusqu'alors interdits pour elle.
L'homme, lui, s'est attaché, malgré des séquelles machistes, à participer aux tâches ménagères.
Cette égalité dans les couples a modifié le fonctionnement de la Famille, comme elle était conçue, il y a quelques générations : famille où le père au travail rapportait et mettait un point d'honneur à subvenir à tous ses besoins - gardien protecteur - où la mère au foyer s'occupait des repas, ménage et vêtements de tous - soumise et dévouée - avec le soir : repas pris en commun et discussions "au coin du feu"...

Il y avait la récompense, après une vie de dur labeur (à l'extérieur ou ménager) par les enfants qui reprenaient le flambeau, rendant aux parents la juste rétribution de leur abnégation : amour, tendresse, respect... puis les petits enfants étaient là avec une relation différente (de celle normale avec les parents), libérés des contraintes éducatives, pour le plaisir relationnel uniquement.

Ce mode de fonctionnement, cachait plus facilement, lorsqu'elles existaient, les difficultés relationnelles, de communication ou sexuelles au sein du couple. Notre Société actuelle oblige les classes moyennes à vivre différemment : un seul salaire n'est plus suffisant désormais ; la femme libérée a de toute façon besoin de contacts extérieurs ; ce faisant, le couple est fatigué, rentrant le soir après une journée de travail ; les enfants bousculés, s'élèvent presque seuls, les aînés aidant les plus petits. Les soirées, les repas familiaux sont de moins en moins de mise. L'éclosion de la sono vidéo informatique et autre télé... machin n'a fait qu'accroître cette explosion du cercle familial. Société de plus en plus égoïste où la plupart pensent à soi avant de songer qu'ils peuvent être là aussi pour les autres. Chaque maillon du groupe (et encore plus de la famille) est utile et nécessaire pour avancer sur le chemin de la vie. Durant des lustres dans notre Civilisation," l'homme", "le mâle", a pris le dessus et a régné en maître sur la gent féminine. Notre époque marque un freinage important, un gommage des nuances dans ces mentalités ancrées dans les esprits. Au sein de notre Civilisation, les reliquats ancestraux du patriarcat sont encore présents, notamment pour ce qui concerne les générations d'avant-guerre. Dans notre civilisation l'évolution des mœurs est telle actuellement que pour la génération d'individus nés depuis les années cinquante, cet ascendant de l'homme sur la femme, ce clivage tend à se rompre. Dans le couple chacun se veut responsable et n'est pas attaché exclusivement à telle ou telle tache. Bien sur les femmes porteront toujours l'enfant de leur amour et l'homme, responsable au départ de cette action, sera le spectateur de l'évolution de cette relation privilégiée entre le futur "petit d'homme" et sa mère.
Cette relation fusionnelle mère enfant ne pourra jamais être rompue, ce qui en contre partie prédispose la femme, plus que l'homme à cette tache toujours difficile, qu'est l'éducation de l'enfant les premières années de la vie.

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